Quelles espèces de poissons pour son élevage piscicole en Afrique tropicale

Introduction
L’on dénombre environ 28 000 espèces de poissons décrites et identifiées et existant officiellement dans le monde. Près de 11 950 de ces espèces vivent en eau douce. La faune ichtyologique africaine compte plus de 3000 espèces décrites de poissons d’eau douce et plus 1500 de ces espèces habitent l’Afrique centrale. Plusieurs de ces espèces ont des potentialités diverses. Jusqu’à présent, seules quelques unes ont été maitrisées dans les élevages. On peut citer : Clarias gariepinus (appelé silure ou poisson-chat africain), Orechromis niloticus (appelé tilapia du Nil), Cyprinus carpio (carpe), Heterotis niloticus (Kanga). Il faut comprendre que ces potentialités sont variables d’une espèce à l’autre. L’objectif de cet article est de fournir aux lecteurs les informations liées aux potentialités de ces différentes espèces.
Avant de choisir une autre espèce pour la pisciculture, elle doit respecter plusieurs critères qui sont aussi liés à l’élevage, à la rentabilité qu’à l’utilisation finale.
1. Les critères de choix d’un bon poisson d’élevage
– Avoir une chair appréciée des consommateurs ;
– Être rustique et facile à manipuler. Rustique, pour supporter des conditions de vie artificielles et robustes pour supporter une concentration importante sans être sujet à des maladies épidémiques ; maniable, c’est-à-dire en particulier, sans épines dangereuses.
– Pouvoir se reproduire facilement en captivité. La reproduction peut être naturelle en étangs, ou provoquée dans les stations d’alevinage par divers procédés.
– Avoir une croissance rapide. La rapidité de croissance dépend de
l’espèce, de l’alimentation et des conditions d’élevage. Chaque poisson est améliorable par sélection; par contre, des poissons mal nourris ou en trop grand nombre pour le volume d’eau, resteront petits toutes leur vie ; ils consommeront donc de la nourriture inutilement, d’où l’intérêt de placer dans certains étangs quelques poissons prédateurs. La famille la plus intéressante est celle des Cichlidae.
– avec une alimentation économique. Être économique à alimenter suppose généralement des poissons à chaîne alimentaire courte, capable d’exploiter le plancton et les aliments végétaux. Les poissons carnivores ne peuvent être employés que lorsqu’on dispose de sous-produits d’origine animale en quantité suffisante, ce qui est rarement le cas en zone tropicale. Les poissons prédateurs sont employés plutôt pour limiter la prolifération des espèces à forte reproduction naturelle ; ils consommeront les poissons trop petits pour être commercialisables.
2. Les poissons chats africains (Clarias gariepinus)
Les caractéristiques principales du Clarias gariepinus sont :
- Sa croissance est exceptionnelle : 3 à 6 g/jour et plus, mais il se reproduit difficilement en captivité. Les populations connaissent bien ce poisson.
- Un régime omnivore à tendance ichtyophage. Il fouille la vase et consomme
tout ce qui est mangeable. - Il est très rustique et supporte aussi une forte promiscuité
- Il n’est pas très exigeant en besoin en oxygène. Il supporte aussi les eaux chaudes.

3. Les tilapias du Nil (Oreochromis niloticus)
Ses caractéristiques principales sont :
– Une croissance rapide : de 1 à 3 g /jour /individu dans de bonnes conditions. Il peut atteindre 3,5 kg de poids total.
– Une reproduction aisée et rapide en captivité dans les étangs ;
– C’est préférentiellement un microphage mais il assimile facilement divers aliments. On peut dire qu’il est omnivore en étangs.
– Une bonne chair, appréciée.
– Il supporte une légère salinité (5 à 15 pour mille), ce qui réduit cependant la reproduction et gène la croissance.

4. Les carpes (Cyprinus carpio)
La carpe commune est une espèce d’élevage. Sa croissance est de 4 à 6 g par jour. Elle est omnivore à tendance phytophage.
Tout comme le tilapia, la carpe est très sensible aux caractéristiques de l’eau telles que l’oxygène, le taux de nitrite et nitrates.
Afin de résoudre ce problème, la qualité de l’eau doit être surveillée toutes les heures dans les élevages.

5. Heterotis niloticus (Kanga)
Les adultes tolèrent de faibles concentrations en oxygène dissous et des températures relativement élevées (>30°C) : la vessie aérienne de H. niloticus lui permet de remonter à la surface de l’eau pour absorber l’oxygène de l’air. Il peut supporter des taux d’oxygène de 0,1 à 4,8 mg/l; avec des pH étaient variant de 4,8 à 6 et les
températures de 25 °C à 30°C.

6. Autres espèces
Le mâchoiron (Chrisychtys nigrodigitatus)
Il présente des caractéristiques principales qui sont :
– Une croissance moyenne.
– Une reproduction délicate en station d’aquaculture.
– Un régime carnivore à tendance omnivore.
– C’est un poisson de fond, principalement.
– Il est facile à manipuler et très apprécié en Côte d’Ivoire,
– Il s’élève en enclos.
– Il vit en eau douce avec jusqu’à 5 à 10 pour mille de salinité. Au-dessus,
son élevage est difficile.
Les élevages du poisson vipère (Parachanna obscura) et de Hemichromis fasciatus ne sont pas encore maitrisés, mais il sont utilisés dans certains étangs pour contrôler la reproduction anarchique des tilapias
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